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Origine de la vigne
La vigne est l'une des plantes
les plus anciennes. Les civilisations les plus
reculées connaissaient le vin dont l'origine
se situe probablement en Perse. Egyptiens, Phéniciens,
Grecs et Romains appréciaient des vins
épais, fortement alcoolisés, préparés
avec de nombreuses épices et toujours consommés
coupés avec de l'eau.
Quand la vigne
conquiert la Gaule
Lors
de leurs conquêtes , les Romains répandirent
la culture de la vigne. Elle se développe
au Ier siècle dans la Vallée du
Rhône, apparaît au IIème siècle
en Bourgogne et dans le Bordelais pour atteindre
la Loire au IIIème siècle, la Champagne
et la Vallée de la Moselle au IVème
siècle. Les Gaulois devinrent d'excellents
viticulteurs. Le succès de leur production
fut si grand à Rome que l'empereur Domitien
ordonna l'arrachage de la moitié des vignes
de la Gaule pour protéger la viticulture
romaine. Par la suite, l'empereur .
Probus rendit aux Gaulois le plein droit de planter
et cultiver la vigne, relançant la tradition
viticole de notre pays.
De l'époque
romaine au Moyen-Age
Au début du IVème
siècle , l'empereur Constantin reconnut
officiellement la religion chrétienne.
Le besoin de vin de messe favorisa la plantation
de vignes. Le développement de la vigne
coïncida avec l'implantation des monastères
et des grands ordres religieux. Dès le
XIIème siècle, le vin français
devint un produit d'exportation dont les principaux
clients étaient lAngleterre, les
Flandres, les pays germaniques. Son élaboration
fut surveillée dès cette époque
et en 1395, Philippe Le Hardi prit des mesures
pour en défendre la qualité.
Consommation et
commerce des vins
Dès
le Xlllème et XlVème siècles
, l'explosion démographique et le développement
du commerce entraînèrent la croissance
de la consommation du vin. Plus tard, au XVIIIème
siècle, la généralisation
de la bouteille et des bouchons de liège
permit la ramification des réseaux de distribution
jusqu'aux lieux de consommation. Simultanément,
propriétaires et négociants prenaient
la relève des religieux et des aristocrates.
Au XIXème siècle, le chemin de fer
ouvrit la voie à une commercialisation
des vins méridionaux et paracheva le déclin
des vignobles les plus septentrionaux (Ile-de-France,
Est
).
Le vignoble éprouvé
C'est
alors qu'éclata la crise du phylloxera
, puceron venu d'Amérique. Apparu dès
1864, dans le Gard, il détruisit la presque
totalité du vignoble français. Ce
fléau put être jugulé par
le greffage des cépages français
sur des porte -greffes issus de croisement utilisant
des espèces de vignes américaines
résistantes au phylloxera. Mais il fallut
reconstituer tout le vignoble national et la viticulture
fut définitivement abandonnée dans
certaines régions. La crise phylloxérique
entraîna une pénurie de vin, encourageant
la fraude et la fabrication de vin artificiel.
La loi du 14 Août 1889 cherchant à
remédier à ces abus donna une définition
légale du vin, "produit de la fermentation,
complète ou partielle, du raisin frais
ou jus de raisin frais". Et en 1905, le Service
de la Répression des fraudes fut mis en
place. Après la reconstitution du vignoble,
ce fut la surproduction et la chute des cours
du vin. En 1907, la crise de mévente s'aggrava
et entraîna la révolte des vignerons
du Midi, menée par Marcellin Albert, "empereur
du vin". La prospérité revint
très rapidement après la lère
guerre mondiale, période de faibles récoltes
en raison du manque de soins prodigués
aux vignobles. Entre 1931 et 1939, la production
prit un tel essor qu'elle redevint excédentaire.
Les pouvoirs publics durent intervenir, ils assainirent
le marché par des mesures de pénalisation
des hauts rendements et par l'interdiction des
plantations nouvelles.
Avènement
des A.O.C.
Depuis la création de l'INAO
en 1935 , le code de législation des AOC
régit l'existence des grands vins de France.
En 1949, cet institut fut aussi chargé
de la réglementation concernant les VDQS.
Par ailleurs, LONIVINS devint en 1979 responsable
de la réglementation des VDP et des VT.
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